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Les forces en présence

-  Du spectacle tous les jours
Jamais, depuis les années 1930, le Tour de France n’avait proposé aussi peu de kilomètres en contre-la-montre individuel. Songez qu’en 1997, le parcours offrait aux rouleurs 128 km de chrono. Cette année, 13,7 km (lors de la 1ère étape, pour mieux s’en débarrasser) seulement ! Pour Christian Prudhomme, l’organisateur de l’épreuve, "le contre-la-montre, cela parle aux connaisseurs mais moins à la masse des spectateurs. C’est comme le ski : chacun passe à son tour et c’est dur de dire qui va le plus vite. Une course en ligne, quand tout le monde est ensemble, on voit clairement qui gagne".
Surtout, il était temps de sortir des sentiers battus : "Un Miguel Indurain qui écrase la concurrence en chrono et qui suivait en montagne, ce n’est pas le meilleur spectacle" (J. Coppel). Or, en 2015, on veut du spectacle quotidiennement, et particulièrement en 1ère semaine. La digue de Neeltje Jans, ouverte à tous les vents dès le 2ème jour ; le Mur de Huy le lendemain ; les pavés ; le Mûr de Bretagne : les champions seront à l’ouvrage tous les jours avant que les Pyrénées (La Pierre-Saint-Martin ; le Tourmalet ; le Plateau de Bielle) et les Alpes (Pra-Loup ; Glandon ; La Toussuire ; L’Alpe d’Huez) offrent la part belle aux grimpeurs.

-  "Le Big Four"
4 favoris se détachent nettement du lot : Alberto Contador (Tinkoff) qui, après avoir gagné le Giro, espère réaliser le doublé, ce qu’aucun coureur n’a réalisé depuis Pantani en 1998. Pour cela, le vainqueur des Grandes Boucles 2007 et 2009 devra se défaire de 2 autres lauréats de l’épreuve : Christopher Froome (Sky), 1er en 2013, récent vainqueur de la répétition générale du Tour, le Dauphiné Libéré, et le tenant du titre, Vincenzo Nibali (Astana), qui revient, auréolé d’un récent titre de champion d’Italie. Quant à Nairo Quintana (Movistar), le Colombien n’a certes pas encore inscrit son nom au palmarès du Tour mais, à 25 ans, il s’est déjà imposé sur le Giro en 2014 et il a marqué les esprits sur les routes du mois de juillet en finissant 2ème et meilleur grimpeur en 2013, lors de sa seule participation.